Gestion Durable de la Ressource en Eau des îles Loyauté
Evolution de l´occupation du sol

Evolution de l´occupation du sol entre 1992 et 1995

(analyse par interprétation d´images SPOT)
   
   
Occupation du sol en 92
   
Evolution entre 92 et 95
     
Nuages et ombres


1. Méthodologie

La carte de l´évolution de l´occupation du sol a été réalisée par Sandrine Rona-Beaulieu, géographe stagiaire, sur le logiciel OSIRIS développé par le LATICAL. L´analyse a été faite par interprétation d´images satellitales SPOT Expliquer ce mot de 1990, 1992 et 1995. En raison des différences d´échelle, des différences de qualité des images présentant une plus ou moins grande couverture nuageuse, il a été procédé à un mosaïquage des photos établi après un traitement d´images sur zone test.

L´image de 1992 est en réalité une mosaïque, ou un assemblage, de trois scènes SPOT Expliquer ce mot de 1990 et 1992 mais dont les informations ont été complétées par photo-interprétation des photographies aériennes de 1992 qui ont permis de combler les zones non lisibles sur les images SPOT.

L´image de 1995 est quant à elle une mosaïque de trois scènes SPOT Expliquer ce mot de 1995.

La classification thématique par nuée dynamique Expliquer ce mot a également été finalisée après vérification d'information sur d´autres canaux. Elle a été complétée par une "vérité-terrain", c´est à dire une vérification de la valeur attribuée par télédétection sur le terrain même. En raison de la taille importante de l´île et du temps disponible, seuls les secteurs de Wé et de Hmeleck-Thuahaïk-Hnaï ont pu être contrôlé.

La carte de Hmeleck-Thuahaïk montre ainsi volontairement les erreurs d´interprétation et imprécisions relevées entre l´image traitée et le terrain.

La carte de Wé est le résultat final après correction des erreurs. Par ailleurs, la carte ne fait volontairement pas ressortir les différences entre les zones de bâti, les zones de cultures et les zones de jachère Expliquer ce mot, permettant à l´œil d´avoir une vision immédiate des zones d´extension de l´occupation humaine.

2. Utilisation du sol

L´agriculture est de loin le principal secteur d´activité de la population de l´île, bien que la surface agricole utilisée (SAU) ne représente que 2,6% de la superficie communale en 1991. Les exploitations sont tournées davantage vers les cultures vivrières que vers les cultures marchandes :

Les cultures vivrières traditionnelles (4,34% de la SAU) sont les mêmes que sur la Grande Terre : ignames Expliquer ce mot, patates douces, bananes, et sont pratiquées sur buttes et billons Expliquer ce mot tandis que les taros Expliquer ce mot sont cultivés dans des casiers irrigués. Ces cultures nécessitent un essartage Expliquer ce mot de la terre et des labours ainsi que de longues jachères (les jachères Expliquer ce mot occupent environ 80% de la SAU). L´introduction récente du manioc a permis d´intensifier les productions, car il ne nécessite aucun travail du sol. Enfin, la mise en valeur des sols calcaires, riches par leur teneur en phosphates, permet de réaliser depuis peu des cultures plus intensives d´ignames Expliquer ce mot, pommes de terre qui sont ensuite exportées vers la Grande Terre. L´irrigation a permis d´étendre les cultures vivrières à la production de légumes de type européens dans cinq exploitations en 1991.

Les arbres fruitiers : bananes, avocats, citrons, litchis, mandarines, mangues, oranges, pamplemousses, papayes... représentent 4,80% de la SAU.

Les "surfaces toujours en herbe" (STH) représentent plus de 4% de la SAU.

Les espaces vivriers se concentrent dans la cuvette centrale. L´habitat et les cultures de plantation se développent sur le littoral.
En 1991, le mode de faire valoir direct domine à 86,2% dans ces exploitations individuelles qui sont en moyenne inférieures à 0,5 hectares.

3. Remarques relatives à la ressource eau

En corrélant ces résultats avec les données sur la lentille d´eau douce, on s´aperçoit que la population est installée sur la zone la plus vulnérable de l´île (en terme de capacité de pompage) puisque c´est sur le littoral que le risque de contamination de la lentille d´eau douce par l´eau de mer est le plus important. Or la croissance de la population nécessite un apport croissant en eau par le réseau. Elle implique aussi une mise en valeur accrue des terres agricoles soit par extension de la SAU, soit par introduction d´engrais chimiques risquant de polluer le sol. Une mutation du secteur économique avec un développement du secteur secondaire, de façon à donner plus d´autonomie à l´île - qui dépend pour l´instant d´un ravitaillement régulier par voie maritime principalement - pourrait aussi développer des risques de pollution de la nappe.

4. Recommandations

Analyse à actualiser avec une image satellite récente de 1999 ou 2000 et vérité-terrain à étendre à l´ensemble de l´île.

ADAGE - SHE 99 C.J.-S.RB.

Contacts : Chef de programmeWebmaster Haut de page Dernière mise à jour : 16 août, 2004
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